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    Bangkok (Thaïlande)                                                         Amarapura (Myanmar)


    Nous aurions pu nous arrêter en Inde, mais Delhi ne sera qu'un transfert ! Nous aurions pu nous arrêter en Thaïlande, mais Bangkok ne sera qu'une escale.

    Notre décision, il faut l'avouer choisie depuis plusieurs mois, était d'aller encore plus loin. En fait, non ! De revenir un petit peu en arrière ! Il s'agit, comme vous avez pu le remarquer en titre de ce blog du Myanmar (Birmanie).

    Lorsque notre décision du choix du pays a été prise, il fallait commencer à imaginer le circuit. Première étape, la ville par laquelle nous entrerions au Myanmar. Nous découvrons qu'Air Asia venait d'ouvrir une nouvelle ligne aérienne au départ de Bangkok direction Mandalay, Ce qui nous évitait d'arriver par Yangon. En effet, la seule porte d'entrée et de sortie du pays était auparavant Yangon. Notre voyage pourra de ce fait commencer sans perte de temps et nous évitera de passer deux fois par Yangon. A partir de là, nous imaginons le circuit qui sera donc, Mandalay et ses environs, Bagan, Kalaw, le lac Inlé, Taungoo et enfin Yangon, tout cela en 3 semaines.
    Mais revenons à notre arrivée à Bangkok.

    Nous n'y avons pas vraiment touché terre. Le vol Paris - Mandalay n'existant  pas ! Il fallait donc faire des arrêts pour changer d'avion, évidement ! Donc Bangkok est l'escale idéale parce que proche du Myanmar. Je vous disais que nous étions restés dans les airs, le transfert d'un aéroport à l'autre se fait en navette sur une autoroute sur piliers d'un bout à l'autre, impressionnant.

    Un peu d'explication : Arrivée à Bangkok à l'aéroport international (Suvarnabhumi). Les départs pour Mandalay par Air-Asia se font à l'aéroport Don Muang situé à 40 kilomètres environ au nord de Bangkok. Ce Transfert d'un aéroport à l'autre est possible en navette en 1 heure, située niveau arrivée porte 6 et gratuite pour les voyageurs Air-Asia (Présenter son boarding pass d'Air-Asia).

    Nous avons choisi de dormir près de l'aéroport Don Muang pour notre départ le lendemain matin en direction de Mandalay au Myanmar. L'hôtel idéalement situé est l'hôtel "Amari Don Muang". En effet, la traversée d'une passerelle suffit pour gagner directement l'aéroport.



    Petit détail, hôtel sympathique, silencieux et très propre (Un peu en travaux qu'en nous y étions) et cerise sur le gâteau, nous avons été surclassés !

    Nous décollons le lendemain matin à 10h50 après une nuit réparatrice et un petit déjeuner copieux (local si vous voulez). Personne ou presque dans l'aérogare, check-in en 5 minutes et idem pour la douane. 1h20 de vol et navette gratuite  Air-Asia à l'arrivée à l'aéroport de Mandalay pour le centre ville (1h environ). (Présenter son boarding pass d'Air-Asia).



    Notre voyage commence à Paris le samedi 3 août 2013 à 22h (Heure française) et arrivée à Mandalay le lundi 5 août à 12h15 (Heure locale) avec changement d'heure à Delhi (+3h30) , changement d'heure à Bangkok (+5h00 depuis la France, mais 1h30 depuis Delhi) et finalement léger retour en arrière pour l'heure Birmane (+4h30 depuis la France, mais - 30 minutes depuis Bangkok), je vous laisse apprécier ... 

    Ouf ... Enfin nous sommes à destination, nous prenons notre navette pour le centre ville de Mandalay. Dès la sortie de l'aéroport, l'ambiance change, la route se réduit temporairement avant de déboucher sur une autoroute perdue au milieu de la nature. Le trafic est pratiquement nul, nous sommes seulement dépassés par quelques voitures et un convoi officiel, mais notre vitesse n’excédera pas les 50 Kms/h  pendant tout le trajet. Au bout d'un certain temps, les habitations apparaissent et se font rapidement de plus en plus denses.

    Coté pratique, la navette nous dépose dans une grande avenue proche de notre hôtel. Ce qu'ils font pour tous les passagers.

    Etonnant, au Myanmar, la conduite est à droite et le conducteur est aussi à droite ! Peu de véhicules sont adaptés à cette conduite, ils ont pourtant changé de sens de circulation dans les années 70. Pas évident et surtout dangereux.

    MANDALAY est notre première étape de notre voyage dans ce pays qui s'annonce surprenant à tout point de vue.


    SMART HOTEL, c'est le nom de notre première "demeure" située dans une rue plutôt calme mais non loin d'une artère principale.


    Infos pratiques :

    SMART HOTEL                              
    167, 28th Street. Between 76 th & 77th Chan Aye Tharzan Township - Mandalay





    AIR INDIA                              

    Vol Paris CDG --> Delhi --> Bangkok
    870 € / Personne / A-R



    AIRASIA                              

    Vol Bangkok --> Mandalay
    85 € / Personne/ Aller simple

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    Journée en bus pour Bago (Péru)

    (Ville étape pour notre rendre au rocher d'or, du moins essayer !!)
     
    23 Août 2013  

    La veille a été une journée extraordinaire et aujourd’hui nous quittons ce superbe hôtel et cet environnement tellement reposant avec regret.

    Nous partons en direction de Bago pour atteindre le Rocher d’Or (Mont Kyaiktivo).


    Le voyage se décompose en plusieurs étapes. Le voyage commence par un taxi triporteur à moteur qui nous mène jusqu’à l’arrêt de bus de Taungoo qui n’est pas situé très loin de l’hôtel… pour ensuite monter dans un bus local jusqu’à Bago. Et depuis cette ville, prendre un autre bus jusqu’au village de Kyaiktivo.

    Il faudra ensuite grimper dans un camion qui escaladera la montagne jusqu’à notre hôtel situé pratiquement au pied du Rocher d’Or. Tout est organisé et tout devrait bien se passer !

    En fait, au début du périple routier, tout va bien ! Le premier trajet en bus est normal, jusqu’à son arrêt à Bago. Là, nous sommes un peu précipitamment évacués du bus à l’entrée de la ville sur le bord de la route. Nous serons aussi surpris que nos bagages qui se retrouveront gisant sur le bord de la route.

    Le bus ne s’arrête pas au centre-ville et nous comprenons que nous devons prendre des rickshaw, et « oh bonheur », ils sont évidemment en attente à cet arrêt. Un choix s’impose, rester là la bouche ouverte à attendre la fin de la mousson où aller de l’avant !

    Donc, nous décidons de continuer et après une négociation des tarifs rapide et pas vraiment à notre avantage, nous roulons assis à côté des vélos en direction de la station de bus située en centre-ville, à environ 30 minutes d’efforts pour nos chauffeurs, personnes, valises et parapluies compris.

    Le premier trajet en bus nous aura pris 6 heures (un peu plus que prévu !!) et le temps presse pour attraper le bus suivant.

    La mousson aura fait son œuvre dans la ville et nous sommes étonnés en apercevant des barques et des pirogues dans les rue perpendiculaires à la rue principale qui, elle est au faîte et donc au sec.

    Nous devrons nous faire une raison, et pour une fois, nous aurons trop présumé de notre chance et de l’efficacité de notre organisation.

    Arrivés à la gare routière nous apprenons le temps qu’il faut pour aller à Kyaiktivo où se situent les camions. Seulement ces derniers ne roulent pas la nuit et il ne nous resterait qu’une solution pour accéder au rocher d’or : la marche à pied, de nuit, dans la boue avec les bagages, en montée pendant environ 4 heures. Nous trouvons un très bon hôtel à Bago.

    Nous aurons le temps de nous renseigner pour un bus direct pour Yangon et réserver nos places. Disons plutôt prendre les billets, ce sont des bus locaux.

    Il est déjà tard et nous sommes fatigués des quelques heures passées en bus , et notre hôtel étant fort agréable nous décidons de nous reposer un peu puis de diner sur place, puisque Bago ne sera finalement qu’une étape avant la destination finale de notre voyage, la capitale économique.

    Ah oui, il faut vous dire que les bus pour Yangon (Rangoon) ne vont pas dans la ville. Ils vous déposent à l’aéroport.

    A demain…

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    Yangon (Etape 6)


    24 - 25  &   26 Août 2013  

    Yangon (Rangoon avant 1989) est notre dernière étape en Birmanie. C'est la ville la plus importante du pays. Elle abrite le plus grand nombre de bâtiments coloniaux d’Asie du Sud-Est. C'est aussi à Yangon que ce trouve l'une des plus belle pagode de toute l'Asie, la Pagode Shwedagon.




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    «UNE JOURNEE EN COMPAGNIE DES ELEPHANTS»


    22 Août 2013  

    Lever à 4h30 du matin, c’est tôt.

    Petit déjeuner et départ à 5h30, accompagnés de deux personnes supplémentaires arrivées dans la nuit. Et pour eux la nuit a été ultra-courte.

    Nous attendons notre véhicule et notre guide qui arrivent à l’heure. Ce dernier est étudiant et s’avèrera gentil, souriant, intéressant et efficace, et parlant un anglais suffisamment clair pour que l’on se comprennent.


    Pour atteindre les forêts de teck situées dans la chaine de montagne de Bago, nous roulerons pendant plus de 3 heures assis en tailleur à l’arrière d’un petit pickup aménagé de coussins et de nattes. Ce n’est pas vraiment une partie de plaisir dans ces routes montagneuses et sinueuses, à l’air libre avec les gaz d’échappements qui refluent sur vous. A l’arrivé, Adrien était vert pâle.

    Le village de l’ethnie Karen où nous arrivons est situé à 56 kms de Taungoo. Comme c’est la saison de la mousson, dès notre descente du véhicule, le chemin qui se présente à nous est boueux. Tellement boueux que nos compagnons de voyage, chaussés de tennis les perdrons de leurs pieds dès les premier pas.



    Notre amicale guide négociera de façon à ce que les éléphants viennent nous chercher un peu plus près que prévu, et ce sera mieux ainsi et moins risqué pour nous.

    Nous verrons alors les éléphants et leurs cornacs nous rejoindre. Nous serons installés sur des trapèzes latéraux en bois avec les jambes pendantes pour les binômes, et un siège sur le dos de l’éléphant pour les esseulés.


    Ça balance et ça tangue !

    Nous verrons les cornacs guider, crier, siffler, diriger les éléphants au risque de leur vie à chaque instant. Les éléphants surmontés des cornacs grimpent les côtes en s’enfonçant allègrement dans la glaise visqueuse, descendent les mêmes côtes, tous à la queue leu leu, dans des glissades maitrisées.

    Certains poussent de leur tête des billots découpés à la scie par les bucherons. Pour cela ils s’aident de leurs trompes puissantes.


    Ils tirent les mêmes billots attachés à des chaines. Les font tourner dans des cours d’eau à peine plus large que la taille de la bête.

    D’autres aident leurs congénères à débloquer un tronc pris dans des racines ou des rochers.




    Nous sommes devant, à côté, derrière eux, nous vivons cet instant exceptionnel. Nous ne sommes plus des touristes, nous sommes au cœur de l’action, immergés dans leur vie quotidienne et matinale pendant plus de deux heures, montants et descendants des pentes boueuses et abruptes, fouettés par les feuillages et les branches des arbres.



    Vous l’aurez compris, nous passerons une journée extraordinaire.

    Après un adieu admiratif aux cornacs et un regard amusé aux éléphants, nous nous dirigerons vers un restaurant local.

    Des enfants de retour de l’école s’esclaffant et jouant avec leurs ombrelles, les protégeant tantôt du soleil, tantôt de la pluie, nous ramèneront à la réalité. Nous nous installerons pour déjeuner en les regardants passer…


    Nous avons l’esprit vagabond et empli d’images qui resteront pour longtemps, très longtemps…


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    Infos pratiques :

    Réservation et prix pour voir les éléphants dans la forêt, vous devez vous renseigner ou            
    bien résider dans l'un des hôtels suivants : 

    Myanmar Beauty Hotels N° 1 - 2 - 3 ou 4 - Taungoo

    Myanmar Beauty Hotel No.1,
    7/134, Bo Hmu Po Kun Str., Taungoo.
    Tel: 054-25071, 054-25072, 09-73105133

    Demandez Dr. Chan Aye - Mail : drchanaye@gmail.com


    Détails et tarifs des excursions : cliquer ici


      

                                                                      

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    «A LA DECOUVERTE DU VILLAGE DE TAUNGOO»


    21 Août 2013  

    Nous nous lèverons le lendemain matin éprouvé par le voyage de la veille (et de l’avant-veille). Mais nous avons dormi dans un hôtel tellement calme, loin de toute vie humaine et mécanique bruyantes.


    La nature s’ouvre à nous depuis notre terrasse. Cette vue est tellement magnifique, cette étendue d’un vert presque fluo et intense à la fois, cela nous « oblige » à profiter du temps et nous nous installerons pour la matinée à contempler les rizières et à nous ressourcer.

                                     Terrasse du Rez-de-chaussée                                                                    Terrasse du 1er étage

    Finalement, la ville nous appelle et nous commanderons un taxi. Et ce sera un triporteur qui nous prendra en charge pour nous déposer au centre-ville qui n’est pas si éloigné. A vélo la veille cela nous paraissait beaucoup plus long.


    Nous cherchons un restaurant et nous en trouverons un au détour d’une rue commerçante. Nous y pénétrons et nous nous rendons compte qu’il s’agit d’un bar salon de thé et que point de nourriture il y a, en dehors de desserts très appétissants. Nous nous excusons donc en déclamant « no no » devant l’étonnement de la patronne de nous voir repartir immédiatement après nous être assis.


    Après le repas pris sous une moiteur lourde, nous décidons de retourner au salon de thé nommé 'HTOO' où nous avions repéré les fameuses pâtisseries et des glaces !? La patronne nous accueillera à nouveau en s’exclamant « NO NO » accompagné d’un immense sourire. Retour à l’envoyeur !

     

    Nous déambulons dans le centre-ville et découvrons la vie de ses habitants et des temples que nous prendrons soins de visiter !


    Nous voulons retourner à l’hôtel en fin d’après-midi et décidons de prendre de nouveau un rickshaw. Nous demandons à un conducteur qui appelle un compagnon et leur indiquons notre hôtel. Le prix proposé est étonnement bas mais nous commençons le « voyage », lorsque notre ami nous crie que les vélos partent dans le mauvais sens. Et effectivement nous partions à l’opposé...


    Pas de problème, nous on connait le chemin !!

    Le prix est évidemment renégocié, la distance n’étant plus la même. Mais nos cyclistes avaient mal jaugés nos « carrures » apparemment, surtout que l’un d’eux en transportera deux, assis dos à dos à côté de lui.

    Sur la route principale, vous avez les piétons sur les bas-côtés, ensuite les cyclistes et les rickshaw, puis vers l’intérieur de la route et dans l’ordre, les motos, les voitures et les camions. Ces derniers poussant allègrement tout le monde vers le fossé. La loi du plus « gros ».


    Mais nous prendrons des fou-rires et sortirons nos parapluies pour nous protéger de la pluie qui s’invite pendant que nos souriants et espiègles conducteurs feront un effort surhumain pour nous amener à bon-port.

    Nous dinerons agréablement dans la salle de restaurant de notre hôtel ouverte sur l’extérieur mais protégée d’une moustiquaire.


    Direction notre chambre ...

    ... il faut dormir, demain réveil à 4h30 pour voir les ELEPHANTS…

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    Infos pratiques :

    Salon de thé et glaces  'HTOO'                                                                                         


    (Dans le centre ville)
    Kone The Gyi Street
    Taungoo


      

                                                                      

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    Vous êtes ici :  Accueil > Carte Birmanie > Lac Inlé > Train de Shwe Nyaung vers Thazi et Taungoo

    «LE TRAIN QUI N’ARRETE PAS DE S’ARRETER»


    19 et 20 Août 2013  

    «Le train qui n'arrête pas de s'arrêter», c’est le nom que nous avons donné à notre tortillard que nous prendrons ce matin là. Départ de notre l’hôtel de Nyaung shwe pour la gare de Shwe Nyaung. 20 minutes de taxi plus tard, nous arrivons à la gare.




    Gare de Shwe Nyaung, etat shan, birmanie
    Gare de Shwe Nyaung, etat shan, birmanie

    A la gare de Shwe Nyaung nous trouvons affiché les horaires des trains pour Thazi. Nous apprendrons par la suite qu'ils ne sont affichés qu'à titre indicatif !!


    Horaire train Birmanie
    Horaire train Birmanie

    Notre trajet en train du lac Inlé à Taungoo avec changement de train à Thazi :


    Pour un départ à 10h45, le guichet ouvre à 10 heures ; Nous prenons des 'Upper class', sièges plus confortables mais pas neuf, comme l’ensemble du train. Une heure de retard dès le départ et après n’avoir pas cessé de s’arrêter dans de nombreuses gares, notre retard s’accumule tellement que nous ne compterons plus. 


    Train Shwe Nyaung vers Thazy
    L'intérieur de notre tortillard

    Train Birmanie
    Train Birmanie

    Train Birmanie

    Nous roulerons cahin-caha jusqu’à cet instant de la soirée où après avoir été secoués de droite à gauche jusqu’en butée des suspensions, le train s’arrête une nouvelle fois pour repartir en arrière. 


    Nous repartons au point de départ ? La question peut se poser !

    Quelques kilomètres plus loin, encore un arrêt, mais cette fois-ci le train repart dans le bon sens. Et cela recommence plusieurs fois… Nous descendons simplement la montagne sans effectuer de virage. (Ce système pour descendre la montagne date de la construction de ce chemin de fer par les anglais).


    Et finalement à 8 heures du soir, le train s’arrête plus longuement dans une gare sans nom, avec deux maisons de bois et des échopes. Nous sommes encore dans la montagne, pas de ville en vue, quelques ampoules pour tout éclairage et le temps s’écoule.

    Train Birmanie
    Train Birmanie

    Il ne s’écoule pas en fait, il se fige. Notre train est à l’arrêt et un autre se positionne à nos côtés. Les baraquements fermes, les lumières s’éteignent et les passagers, dans un silence extraordinaire s’installent sur leurs sièges. Nous sommes les seuls étrangers avec un couple d'australien assis à l’opposé. Personne ne parlant Birman, et les Birmans ne parlant ni Anglais, et encore moins le Français, nous ne pouvons nous poser que des questions sans réponses. Notamment combien de temps cela va-t-il prendre ? 

    Le train s’est trainé à une vitesse maximale de 15 kms (si, si nos amis et voisins australiens avait une application sur leur smartphone !!), il a brinquebalé dans tous les sens, franchi des ponts improbables où la poutre centrale ne fait que la largeur de la travée, s’immobilise au milieu du trajet, plusieurs fois des ouvriers des chemins de fer descendrons du train avec leur outillage, s’évanouissant parfois 5 mns, parfois des heures et réapparaissant, donnant le droit au train de se mouvoir une nouvelle fois jusqu’à son prochain arrêt !


    Train Birmanie

    De l’impatience du départ, nos sentiments passeront par l’étonnement, le questionnement, la colère pour finalement atteindre son paroxysme dans le fatalisme et l’attente.
    Heureusement, nous avions pris de l’eau, mais pas beaucoup à manger. L’eau est plus importante !
    Vers 3 heures du matin, le diésel du train se met en route. Oh bonheur, nous allons repartir !
    Finalement, la loco s’en va, mais nous nous demeurons définitivement immobiles. Bon, Encore du temps pour dormir, tout au moins essayer, il n’y a que ça à faire.
    Après 1 heure, la loco revient. Elle était partie apparemment chercher les ouvriers, nos sauveurs qui ont très certainement travaillé toute une partie de la nuit pour réparer la voie endommagée par la mousson.
    Mais pourquoi ne nous l’ont-ils pas dit ? Il parait que lorsqu’il y a des pannes de train chez nous, la première critique est le manque d’information. Là, nous n’avons aucune nouvelle, nous ne savons même pas où nous étions et si nous allions repartir ou pas. Et est-ce que nous nous dirigions dans la bonne direction. Il est 4 heures du matin et nous avons commencé notre périple la veille au matin.
    Moi, c’est juré, je ne me plaindrai plus de nos trains.
    Après encore quelques hésitations, le train s’ébranle enfin. Et la litanie des arrêts reprend également. Le paysage est magnifique, et nous sortons lentement (si j’ose dire !) de la montagne et de la jungle pour retrouver un premier plateau et finalement la plaine.
    Nous sommes surpris de voir des gens monter dans les nombreuses gares où nous nous arrêterons après cette folle nuit. Car, en effet, ils ont attendu dans leur gare comme nous nous avons attendu dans le train ? Ou sont-ils revenus voir toutes les heures si nous arrivions ?  Quoiqu’il en soit, et plaisanterie mise à part, cela nous aura permis de rencontrer des gens et notamment un homme âgé et érudit avec ses petits-enfants et d’échanger avec lui pendant un long et agréable moment. 

    « Mais il ne faut pas prendre ce train pendant la saison des pluies » nous annoncera-t-il tout de go, « c’est dangereux à cause des glissements de terrains et des éboulements ». 

    « Mais vous, vous le prenez bien » lui dirons-nous. Il nous répondra simplement « nous n’avons pas le choix ». 

    Nous comprenons mieux la raison de ces nombreux arrêts, la présence des ouvriers outillés dans le train, le fatalisme des passagers et la raison pour laquelle nous n’étions que 5 étrangers, touristes et très certainement un peu inconscients. Mais quel extraordinaire voyage ferroviaire.
    Surprenant, nous avons des heures de retard, et pour faire 150 kms nous mettrons pratiquement 24 heures. Nous arrivons à Thazi en fin de matinée. Après tout ce temps à s’émerveiller, à dormir, à discuter, à s’impatienter, à philosopher sur notre situation pour enfin arriver fatigués mais heureux.
    Avec tout ce retard, évidement nous avons manqué notre correspondance pour Taungoo, notre prochaine étape qui était normalement et idéalement prévue pour l’après-midi.
    Nous sommes à la gare de Thazi, gare coloniale . La voie principale Mandalay-Yangoon se trouve devant nous, elle est désespérément vide. Le prochain train part ce soir à 18h pour une arrivée à minuit. Cela semble tard pour l’hôtel et puis il nous faut les avertir de notre retard. 
    La chance du voyageur ou une bonne préparation (merci Michel) nous fait nous diriger vers une guesthouse, le Moonlight (ce n’est pas une boite de nuit !!!).


    Guest House,Thazy, Birmanie

    Le patron nous propose de nous emmener avec son taxi à Meiktila à 20 kms pour attraper un bus qui fait également la ligne Mandalay-Yangoon. 



    Mais ce n’est pas une bonne idée, ils sont tous complet. Retour à la case départ…

    Pour s’excuser de nous avoir fait payer le voyage en taxi pour rien ?! il nous ramène à sa guesthouse où nous pourrons prendre une douche et nous reposer dans une chambre calme, et le tout gratuitement. Nous décidons de déjeuner auparavant sur place. A 17 heures nous quittons notre chaleureux hôte et retournons à la gare prendre le train de … 18 heures. 


    Gare de Thazy, Birmanie
    Garçonnet sur le quai de la gare de thazi

    Nous avons fait avertir notre hôtel à Taungoo de notre arrivée tardive et nous leur avons demandé de réserver un taxi à la gare de Taungoo . Chose dite, chose promise.

    Ca y est nous sommes installés dans le train, moderne confortable. Mais tout nous semble confortable après le voyage de la veille. 

    Enfin jusqu’à ce qu’il accélère !

    Environ 80 km/h et cette fois-ci nous sommes brinquebalés, non pas par un fort roulis, mais par un fort tangage, et le fou rire nous gagne. Un fou rire qui étonne et amuse les autres voyageurs, visiblement habitués des frasques du train. 



    Un jeune homme de la compagnie vient prendre commande d’un repas. Nous sommes surpris. De surcroit il nous sert un met délicieux à la place une heure plus tard. Il faut tenir l’assiette à la main, surtout à cause des soubresauts intempestifs du train. 

    Nous arrivons à minuit pétante. La fin de ce voyage pour Taungoo est annoncée et nous sommes à l’heure. Enfin presque ! 

    La petite gare se vide des quelques voyageurs qui sont descendus et nous nous postons à l’extérieure en attente du taxi. 

    Il faut nous faire une raison, point de taxi il y aura ! Seul des rickshaws « vélo » sont présents, quelque peu amusés de nous voir nous énerver contre l’hôtel et contre le monde entier. La fatigue nous fait perdre patience, mais nous n’avons pas le choix, il faut se résoudre à continuer avec eux. 

    La nuit noire en rickshaw avec votre valise sur les genoux, perdus sur une route inconnue, en direction d’un hôtel improbable et situé on ne sait où, dans l’incertitude que les cyclistes ais compris l’adresse de l’hôtel, et pour un voyage d’une durée ignoré, dans un environnement totalement étranger, c’est une expérience à vivre, surtout quand elle se termine bien et finie dans un hôtel singulier, entièrement fabriqué en teck, du sol au plafond y compris les escaliers, le mobilier et le lit, avec vue imprenable sur une rizière.

    Hotel Myanmar Beauty, Birmanie

    Nous sommes seuls dans l’hôtel qui ne comporte que 5 grandes chambres. Les deux du premier étage sont les seuls avec une terrasse et une vue totalement dégagée sur la rizière. Mais pour l’instant nous prenons une douche et nous nous installons dans un lit confortable sous une moustiquaire et légèrement ventilé, quel bonheur.

    Infos pratiques :

    Pourquoi venir à Thazi ?

       - En train : Thazi se situe sur la ligne ferroviaire principale qui relie Yangoon à Mandalay                                                    
                Ensuite il est possible d'aller de Thazi à Kalaw ou au lac Inlé en train (Achat du billet le jour même à la gare)
                (compter entre 11 heures et 24 heures selon la saison et les aléas)
                Le voyage est spectaculaire et fascinant ... Inoubliable !
      
        - En bus : 3h pour rejoindre Kalaw depuis Thazi

    Guesthouse MOONLIGHT à Thazi
                                                  

    E-mail : myohtum1971@gmail.com

    Accueil vraiment chaleureux
    Très bonne cuisine



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